Biographie de Joseph Cesarini |
|
|
Diplômé de l’école des Beaux-Arts de Marseille, photographe de formation, il découvre l’univers carcéral en 1987 et réalise Tatoo cage . En 1989, il rencontre le cinéaste Renaud Victor et collabore à la réalisation du film De jour comme de nuit, sur la vie quotidienne des détenus. De 1991 à 1994, il co-réalise avec Caroline Caccavale Coursives, une série d’émissions débats tournée en prison. Parallèlement à son travail de réalisateur, il fonde avec le photographe Marcel Fortini “Le Centre Méditerranéen de la Photographie” à Bastia (Corse).En 1999 et 2000, il réalise deux films dans le cadre des ateliers vidéo mis en place par l’association Lieux Fictifs dans la prison des Baumettes de Marseille : Mon ange et La Vraie vie . Ces deux courts-métrages expérimentent de nouvelles formes de représentation de la personne incarcérée. Le regard du détenu, sur lui, sur nous, sur la prison, y sont intimement liés à l’acte de mémoire. À partir de 1997, il commence un travail en Corse sur les paradoxes de l’insularité : en 2000 il réalise Les cousins de Barbaggio ; en 2001 I Paceri, à la recherche des faiseurs de paix. Il retourne à la prison des Baumettes en 2002 avec le projet 9m² pour deux (2005) , une expérience cinématographique qu’il co-écrit et réalise avec Jimmy Glasberg et avec la collaboration de Mourad, Roger, Williams, Christopher, Philippe, Nordine, Bruno, Mohamed, Kamel et Olivier. |
De jour comme de nuit
Un film de Victor Renaud 1991 • France • Documentaire • 104 mn • Couleur • Mode de production : Télévision • VF
"Le dernier film de Renaud Victor, achevé juste avant sa mort en 1990. De tout son travail sur l'autisme auprès de Fernand Deligny Renaud Victor garde ses propres questions sur l'enfermement. Quand il nous montre comment on arrive à survivre entre les murs de la prison, ici la prison des Baumettes à Marseille, il nous parle aussi de l'enfermement entre les murs dans sa tête. C'est ce qui donne la force à ces témoignages filmés, de jour comme de nuit, au plus près de la condition des détenus." (Bruno Muel)
Les Baumettes, Marseille 1991. La prison, telle une « caisse de résonnance », amplifie les problèmes de société : entrer ou sortir, être dedans ou dehors, les ressemblances priment les différences. De son immersion dans ce monde carcéral, Renaud Victor rapporte un film sur les hommes enserrés dans les murs. Ils parlent de ce dont ils ont envie de parler, avec dignité, émotion et humour…
La nécessité d’instaurer un climat de confiance, tant avec les détenus qu’avec les surveillants, a conduit le réalisateur à partager, durant un mois, leur vie en prison. C’est cette longue approche qui permet sans doute aux uns et aux autres de dépasser le stade du simple témoignage inhérent à l’univers carcéral et de révéler, à travers le miroir déformant qu’est la prison, les mécanismes qui régissent notre société. Rendre leur dignité aux détenus, c’est d’abord leur donner la parole. Une parole terrible de vérité, sans garde-fou, formidable revanche sur le langage du pouvoir et l’insupportable langue de bois (exemple de cette avocate venue s’entretenir avec son client). Un acte de vie dans un univers où, comme le dit l’un des détenus, « on craint de perdre des mots. »
Mon Ange
Pour exprimer ses interrogations sur la question du bien et du mal, Adel se souvient d’une fable que lui avait un jour racontée son frère.
FICHE TECHNIQUE
Réalisation : Joseph Césarini
Scénario : Adel L.
Images : Joseph Césarini - Frank S. - Adel L.
Son : Makram Z.
Montage : Joseph Césarini - Adel L.
Suivi technique : Jean-Luc Chaperon - François Landriot
Administration de production : Anne de Marans
Production : Lieux Fictifs - Caroline Caccavale
FESTIVALS
Sélectionné au Festival international du Film Documentaire de Marseille, 2001 - " Les Instants Vidéo " de Manosque, 2001 - Festival Documentaire de Lorquin, 2001 - Rencontres Cinéma et vidéo de Nice 2001 - Festival international d'Art Vidéo " Vidéoformes " de Clermont-Ferrand, 2000 - Primé au Festival " Traces de Vies " de Clermont-Ferrand, 2000.
FINANCEMENTS
Ce film a été réalisé dans le cadre de l’Atelier de Formation et d’Expression Audiovisuelle au Centre Pénitentiaire des Hommes de Marseille. Une production Lieux-Fictifs soutenue par les Directions Régionale et Départementale de l’Emploi, du Travail et de la Formation Professionnelle, de la Direction Régionale des Services Pénitentiaires PACA, du Fonds Social Européen, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles PACA, de l'Association Socio-Culturelle et Sportive du CP des Baumettes, du Conseil Général 13, du Conseil Régional PACA et de la Politique à la Ville.
La vraie vie
FICHE TECHNIQUE
Réalisation : Joseph Césarini
Assistante à la réalisation : Laetitia Martinet
Scénario : Aziz B. - Joseph Césarini
Images - Son : Joseph Césarini - Jean-Luc Chaperon
Lumière : Joseph Césarini
Montage : Joseph Césarini assisté d’Aziz B.
Documentation : Michel U. Aziz B.
Suivi technique : François Landriot assisté de Mohamed Z, Alain B, Adel L, Michel U, Fabrice M, Brahim Z.
Production: Lieux Fictifs - Caroline Caccavale
FESTIVALS
Sélectionné au Festival " Les Etats Généraux du Documentaire " de Lussas, 2001 et 2004 - Salon des Refusés (Paris), 2004 -Festival de Cinéma de Rennes “Travelling”, 2004 - Songe d’une nuit DV (Paris), 2003 - Rencontres Lycéennes de Vidéo (Bagnères-de-Bigorre), 2001 - Festival international du Film Documentaire de Namur (Belgique), 2001 - " Les Instants Vidéo " de Manosque, 2001 - Festival du Documentaire de Lorquin, 2001- Rencontres Cinéma et Vidéo de Nice, 2001 - Rencontres Urbaines de La Villette, 2001 - Festival " Les Ecrans Documentaires " de Gentilly, 2001 - Rencontres vidéo du Vidéographe à Montréal (Canada), 2000 - Primé au Festival " Traces de Vies " de Clermont-Ferrand, 2000 - Cinémathèque Française - programmation Cinéma d’Avant-garde, 2004.
FINANCEMENTS
Ce film a été réalisé dans le cadre de l’Atelier de Formation et d’Expression Audiovisuelle au Centre Pénitentiaire des Hommes de Marseille. Une production Lieux-Fictifs soutenue par les Directions Régionale et Départementale de l’Emploi, du Travail et de la Formation Professionnelle, de la Direction Régionale des Services Pénitentiaires PACA, du Fonds Social Européen, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles PACA, de l'Association Socio-Culturelle et Sportive du CP des Baumettes, du Conseil Général 13, du Conseil Régional PACA et de la Politique à la Ville. Avec l’aide de Système Friche Théâtre.
La vraie vie est un film où le regard et l’émotion sont intimement liés à l’acte de mémoire.
Chercher quelque chose qui ressemble au bonheur qui fuit toujours ...
Pour nous parler de sa vie, de ses désirs, Aziz fait appel à des séquences de cinéma. Son récit nous interroge sur la puissance des images qui brouille parfois notre perception de la réalité vécue.
Les cousins de Barbaggio
72 minutes 2001 France Mini DV
Réalisation : José Cesarini.
Image : José Cesarini.
Son : José Cesarini .
Musique : Jean-Marc Monterra.
Montage : José Cesarini, Catherine Poitevin, Fabrice Mierlot et Sébastien Bretagne.
Production : Aladin
Co-production : Lieux Fictifs
Distribution : Regard Nomade
Entre mer et montagne, Barbaggio, village du "Nebbiu" (brumes) corse, sa lumière, son climat, son rythme.
Dans la maison de ses ancêtres, sans gaz ni électricité, Louis, 80 ans, vit en ermite sur les hauteurs qui dominent le village. Il n'entend plus bien et s'absorbe dans la lecture ou la relecture de livres qui ont construit sa perception du monde : Corneille, Crébillon, des ouvrages d'érudition sur l'histoire de la Corse et des civilisations méditerranéennes. Mais s'il a choisi de se couper du monde, il compte sur les visites de son cousin germain, Jacques, son seul lien avec l'extérieur.
Jacques est vigneron. Chasseur, bricoleur, il vit pour sa terre et son métier. Mais il commence à s'inquiéter de son isolement, car la génération suivante ne partage pas sa passion.
Production / Diffusion : Aladin, Lieux fictifs, France 3 Corse
Jacques et Louis sont cousins et vivent dans le nord de la Corse, dans des régions de Brumes (Nebbiu). Louis, le plus âgé, est sourd. Sa grande érudition en histoire des civilisations méditerranéennes lui a forgé une solide philosophie. Jacques représente son seul lien avec l’extérieur. Pour ce dernier se pose la question difficile de l’avenir de son exploitation viticole.
José Cesarini est photographe et réalisateur. En 1994, il co-fonde Lieux Fictifs, atelier de production et de réalisation avant de créer depuis quelques années le Centre de formation vidéo des Baumettes, à Marseille. Outre Les Cousins Barbaggio (2001), largement diffusé sur grand écran (Lussas, Cinéma du Réel 2001, Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier, Cinémathèque Corse, Mois du Film Documentaire), José Cesarini est l’auteur de documentaires comme 9m² pour deux (2004), de La vraie vie (2000), et Mon ange (1999).
9m2 pour deux : regards sur la prison
Expérience cinématographique réalisée aux Baumettes, 9 m² pour deux échappe au discours plombant sur la prison. Un petit miracle au vu de ce projet qui empreinte tout autant au cinéma direct qu’à la réinsertion sociale via la caméra. Il ne faut pas prendre pour argent comptant ce petit film fait avec les moyens du bord, initié par Joseph Césarini et Caroline Cacavale, tout deux fondateurs de l’association Lieux Fictifs. C’est d’ailleurs cette appellation qui convient le mieux pour définir 9 m² pour deux. Même si le film est le fruit du temps de huit prisonniers purgeant leurs peines, de leur expérience en milieu carcéral, il s’agit bien d’une fiction et non d’un documentaire.
9 m²... repose sur un processus de mise en scène simple - le passage de la main à la main d’une caméra DV, se moquant du champ contre champ -, et renouvelle avec intelligence le regard sur le huis clos. Enfermé dans une cellule, un couple de détenus se confie, s’engueule vertement ou devise sur l’existence. Le studio installé aux Baumettes reproduit la chambrée, le film se dégageant ainsi de la réalité carcérale pour mieux la copier. Toute l’ambiguïté du procédé est là. Dans le naturel de ces acteurs improvisés, dans ce décor de fortune plus vrai que l’original, dans notre œil rincé des images du JT, du Prisonnier d’Alcatraz ou de Brubaker. De la première saynète, qui montre un détenu filmant son intérieur pour sa dulcinée, à une conversation outrée entre deux prisonniers noirs, le film brouille les cartes de la fiction. Loin de la manipulation, les réalisateurs Jimmy Glassberg et Joseph Césarini mettent le spectateur aux prises avec ses propres préjugés. Que voit-on de la prison lorsque la mise en scène est transparente, lorsque la scénarisation est invisible ?
La contrainte technique et, de fait judiciaire, de l’enfermement est l’occasion de resserrer l’intrigue autour des personnages, de leur psychologie. Ici un prisonnier tatillon sur l’hygiène, là un fan de musique classique et de littérature du XIXe siècle. Tout concourt à percevoir la prison comme un lieu vécu, un espace de sociabilité. Etrange pour une institution rétractée derrière d’épais murs, confinant ses habitants dans l’isolement. La société se glisse derrière les barreaux, inonde la cellule : ne voit-on pas défiler le répertoire bien rempli d’un portable à l’écran ?
9 m² pour deux est un réussite inattendue, biaisant les problématiques usuelles du cinéma social tout en les exploitant. En se filmant, les prisonniers regagnent une place dans la communauté des images. En attendant de reprendre celle qui leur échoit dans notre société.
Nicolas Bauche
PHOTOS
EXTRAITS VIDEOS
Autres extraits
commeaucinema.com
allocine.fr
Lieux Fictifs
Lieux Fictifs a été créée en 1994 à l’initiative de Joseph Césarini et Caroline Caccavale, réalisateurs indépendants qui souhaitaient formaliser en un lieu leurs réflexions et leurs pratiques sur l’image. Rejoints depuis 1997 par d’autres individualités, Lieux Fictifs est aujourd’hui un collectif.
Cette structure a pour objectif de produire des films écrits et réalisés par des auteurs réalisateurs ou des artistes vidéo qui explorent les champs de la création et de la recherche.
En tant que producteurs, nous accompagnons chaque projet de création au-delà d’une seule logique commerciale. Nous essayons d’inventer pour chaque film des dispositifs d’écriture, de réalisation et de production. Depuis 1997, la structure porte également un dispositif d’accueil d’artiste en résidence au Centre pénitentiaire de Marseille, artistes qui souhaitent développer, en collaboration avec des personnes incarcérées, une recherche sur de nouvelles écritures vidéo et cinéma.
C’est ainsi qu’une partie des films produits par lieux Fictifs l’ont été depuis la prison.
Une expérience cinématographique en prison
Cette arrivée a ainsi “libéré” un certain nombre de films d’un schéma unique de production et de réalisation.
Au centre de ces nouveaux enjeux de production, d’écriture et de réalisation, on retrouve la notion de “transmission”.
La taille, le coût et la maniabilité de ces outils d’enregistrement permettent de partager plus librement l’expérience de la fabrication d’un film avec des personnes non-initiées.
Ce n’est plus seulement la question de “Comment je filme l’autre ?” qui est posée, mais aussi de “Comment je filme avec l’autre ?”.
Une réciprocité peut alors s’engager entre le cinéaste et les personnages, les uns et les autres se cherchant une autre place.
Les personnages ne sont plus otages d’un discours que l’on tient sur eux, ils participent activement à l’élaboration du film. Le rapport filmeur-filmé évolue. Les personnages deviennent « auteurs-filmeurs-interprètes». Au caractère rassurant du pouvoir de filmer s’oppose alors la fragilité de la rencontre. La place de celui qui regarde est remise en question dans ce nouveau processus de création.
En pratiquant ces outils, les cinéastes expérimentent de nouvelles écritures. C’est une grande chance pour le cinéma qui n’a jamais cessé d’être ce champ d’expérimentation sur l’utilisation des outils d’enregistrements. Je pense ici bien évidemment à Dziga Vertov.
La réalisation des films-essais produits par Lieux Fictifs dans le cadre des Ateliers d’Expression Audiovisuelle au Centre Pénitentiaire de Marseille s’inscrit dans cette réflexion.
Dans ces ateliers, à travers l’utilisation des caméra DV, nous avons interrogé, avec des personnes incarcérées, cette question du regard.
Pour Lieux Fictifs, cette démarche correspond à la volonté de participer à une réflexion plus large sur le sens de la cinématographie.
Ces expériences auraient pu être menées sur un territoire autre que celui de la prison. Il se trouve que c’est avec des personnes incarcérées et dans le cadre de la politique culturelle en milieu carcéral qu’elles ont été entreprises depuis 1997. Si Lieux Fictifs a choisi d’intervenir dans l’espace carcéral, auprès de personnes incarcérées, c’est parce que, dans ce lieu de contraintes maximales, il est vital de continuer à mettre en mouvement sa pensée, son imaginaire, sa mémoire. Il est nécessaire que ceux-ci prennent forme et figure afin de reconstituer le récit. C’est aussi parce qu’en prison la question du regard, du pouvoir de regarder, est exacerbée.
Il est donc particulièrement intéressant de mettre les codes cinématographiques à l’épreuve dans un espace aussi radicalisé
Les vidéo lettres d’Alain Moreau, Sans elles d’Anne Toussaint, De l’ombre à la lumière, IN, Pile ou face réalisés par la cinéaste Belge Valérie Vanhoutvinck et diffusés sur ARTE ou dans le cadre de festivals, ont permis de rendre publique cette nouvelle perception, tous ces films ayant été réalisés dans le cadre d’une démarche artistique menée en milieu pénitentiaire avec des personnes détenues.
La plupart du temps, lorsqu’on se réfère à la cinématographie sur la prison (et ce, à part quelques exceptions où le cinéaste entretient une véritable relation d’échange avec la personne filmée, comme c’est le cas dans De jour comme de nuit de Renaud Victor), le regard vient toujours de l’extérieur, il “épingle” la personne détenue en la soumettant une fois de plus au regard de l’autre et cela, sans réciprocité.
Claude Lucas, écrivain, condamné à de longues peines, écrit dans son livre Suerte :
“Oui, tout voir jusqu’à l’infamie. Si l’autre est celui qui me regarde, qui me tient sous son regard et m’interpelle, alors le détenu, regardable à merci sans réciprocité, réduit à la visibilité d’un corps objet, perd tout caractère de personne, c’est-à-dire ce qui fait l’essence de son humanité”.
Faire de l’image en prison s’apprivoise (j’opposerais ici l’expression “filmer la prison” à l’expression “filmer en prison”). C’est pour cela qu’il faut du temps et la volonté de mettre en place un espace critique, qui propose une autre perception, qui redéfinisse de nouvelles places pour chacun. Nous pensons que le cinéma peut rendre à la personne incarcérée quelque chose de l’ordre d’une proximité, d’une humanité, en somme ce que la pression médiatique lui refuse le plus souvent.
En prison, personne n’a enlevé aux détenus le droit à la pensée, à la mémoire, à l’imaginaire. Conduire une pratique artistique en milieu carcéral, c’est mettre en place des dispositifs de création qui offrent simplement aux personnes incarcérées la possibilité d’exercer ces droits.
Faire du cinéma en prison et pas du cinéma sur la prison, c’est produire des contextes et des dispositifs d’écriture qui permettent aux individus incarcérés de retrouver l’essence de leur humanité.
La dignité est quelque chose qui s’expérimente et qui se risque.
Nous pensons que si cela s’inscrit sur la pellicule, cela doit pouvoir être partagé avec les spectateurs ; c’est pour cette raison que nous menons aussi une politique de diffusion vers l’extérieur des films réalisés dans le contexte des Ateliers.
“En quoi l’acte de filmer et d’interpréter permet-il à la personne de se ré-envisager ?”
“Comment penser les autres et soi-même autrement ?”
Ce sont ces questions, fondamentales, qui habitent le projet de Lieux Fictifs.
Caroline Caccavale
« Quand passent les cigognes »
Synopsis
Moscou 1941. Boris et Veronika s’aiment d’un amour juvénile mais profond : ils « se sont réciproquement tourné la tête » comme l’observe avec tendresse le père de Véronika. Mais Boris se porte volontaire pour aller au front. Les parents de la jeune fille meurent dans leur appartement lors d’une attaque aérienne. Elle est recueillie par les parents de Boris qui la considèrent comme leur fille. Sans nouvelles de son fiancé, Véronika finit par céder au désir de Mark, le cousin de Boris, qui lui aussi vit chez les parents de ce dernier : elle l’épouse dans la douleur. Elle suit avec son mari les parents de Boris, médecins dans un hôpital militaire en Sibérie. Son indifférence pour Mark se change en ressentiment, puis en mépris lorsqu’elle apprend qu’il a intrigué pour se faire dispenser. Elle le quitte et garde l’espoir fervent du retour de Boris. Elle rejoint un hôpital de Moscou en tant qu’infirmière et découvre l’horreur du conflit, une expérience qui va l’endurcir. Boris meurt au combat. Quand Veronica apprend la nouvelle, elle doit alors composer avec une réalité qui touche 20 millions de familles victimes du conflit.
http://www.kinoglaz.fr/quand_passent_les_cigognes.htm liens vers quelque images du film.
Mikhail Kalatozov
Réalisateur russe
Né à Tiflis le 23 décembre 1903
Décédé à Moscou le 28 mars 1973
Né à Tiflis
(Tbilissi) de nom géorgien Kalatozishvili, Mikhaïl Kalatozov a d'abord fait des
études d'économie. Il est diplômé en 1937 de l’Académie des Arts de Léningrad
(Saint-Pétersbourg). Sa première formation au cinéma a été celle d'opérateur.
Depuis 1967, il est réalisateur aux studios Mosfilm. De 1946 à 1
948 vice-ministre du cinéma de l’Union Soviétique.
Réalisateur
1930 - Le Sel de Svaneti (Соль сванетии)
1930 - La Femme aveugle (Слепая)
1931 - Le Clou dans la botte (Гвоздь в сапоге)
1939 - Le Courage (Мужество)
1941 - Valeri Tchkalov (Валерий Чкалов)
1942 - Invincibles (Непобедимые)
1950 - Le Complot des condamnés (Заговор обреченных)
1953 - Les Tourbillons hostiles (Вихри враждебные)
1954 - Amis fidèles (Верные друзья)
1955 - Le Premier convoi (Первый эшелон)
1957 - Quand passent les cigognes (Летят журавли)
1959 - La Lettre inachevée (Неотправленное письмо)
1964 - Soy Cuba (Я - куба)
1969 - La Tente rouge (Красная палатка)
Scénariste
1927 - Guioulli (Гюлли)
1969 - La Tente rouge (Красная палатка)
Opérateur
1927 - Guioulli (Гюлли)
1930 - Le Sel de Svaneti (Соль сванетии)
http://www.evene.fr/celebre/biographie/mikhail-kalatozov-14858.php Biographie du réalisateur :Kalatazov
Frank Capra réalise entre 1942 et 1948, huit documentaires intitulés "Pourquoi nous combattons".
La
série était à l'origine destinée aux soldats.
Toutefois, devant la réussite de Prelude to war, le film fut projeté au public.
Il reçut ainsi l'Oscar du meilleur documentaire.
Des copies furent même faites à la demande de Winston Churchill lui-même et du
gouvernement soviétique.
Pourquoi
nous combattons est monté à partir d'images très diverses : on peut à la fois y
trouver des images d'archives des informations et des extraits des films de
fiction de Frank Capra. On
peut même y voir des images du Triomphe de la volonté, film de propagande
allemand réalisé par Leni Riefenstahl en 1935, détourné de leur sens original.
Les studios Disney fourniront, quant à eux, des images animées de la planète
Terre qui montrent le "bon côté" et le "mauvais côté".
La
série Pourquoi nous combattons fut commandée à Capra, au début de la seconde
guerre mondiale, par le chef d'Etat-Major américain, le Général George C.
Marshall, afin d'expliquer aux troupes les raisons de l'engagement des
Etats-Unis dans la guerre.
http://www.dailymotion.com/video/x2nmyb_la-bataille-de-russie-1_politics
ttp://www.dailymotion.com/video/x2no7g_la-bataille-de-russie-2_politics
http://www.dailymotion.com/video/x2noc5_la-bataille-de-russie-3_politics
http://www.dailymotion.com/video/x2nokc_la-bataille-de-russie-4_politics
http://www.dailymotion.com/video/x2nomp_la-bataille-de-russie-5_politics
La propagande nazie faisait partie des attributions du ministère du Reich à l'éducation du peuple et à la propagande , dirigé par Joseph Goebbels. Le parti nazi avait lui aussi son officine de promotion : le Reichspropagandaleitung der NSDAP.
Durant l'entre deux guerre, les différentes puissances tentèrent de rassembler le plus de monde à leur cause. La propagnade consiste à matraquer l'opinion pour faire accepter certaines idées, notamment dans le domaine politique ou social. Les nazis utilisèrent ce moyen d'une manière extrémiste et très pensée, avec l'adaptation de la vision hitlérienne de la propagande, qui consiste à matraquer des messages simples jusqu'à ce que le plus idiot des cibles visées soit en mesure de comprendre et d'accepter le message comme une vérité.
C'est en partie grâce à l'utilisation d'une propagande massive que les nazis ont pu avoir autant d'impact sur la population allemande.
Emploi d'une imagerie d'un registre simpliste évoquant la prospérité dans cette brochure du NSDAP ( Rückseite, 1940).
Le cinéma
Les actualités hebdomadaires des nazis sont projetées dans toutes les salles de cinéma. Ces documentaires constituent un des moyens de persuasion les plus efficaces. La puissance des images sur les masses populaires l'emporte de loin sur celle de l'écrit et du discours.
Le film de propagande Nazis: Le Triomphe de la volonté
| Le Triomphe de la volonté | |
|---|---|
| Titre original | Triumph des Willens |
| Réalisation | Leni Riefenstahl |
| Acteur(s) | Reichsparteitagsfilm |
| Scénario | Leni Riefenstahl Walter Ruttmann |
| Musique | Herbert Windt Richard Wagner |
| Producteur(s) | Leni Riefenstahl Adolf Hitler |
| Budget | Illimité |
| Durée | 114 minutes |
| Sortie | 19 |
Le Triomphe de la volonté (en allemand Triumph des Willens) est un film de propagande allamanrd en noir et blanc de Leni Riefenstahl, réalisé en 1935.
Le film ne contient aucune narration explicative, les images parlent d'elles-même en plus des discours filmés.
Riefenstahl utilise le langage cinématographique pour glorifier et mythifier le sujet : contre-plongées héroïques, reaction-shot nombreux de soldats, femmes et enfants, travellings circulaires lors des discours et très grands plans lors de parades.
La séquence d'ouverture fait d'Hitler un dieu descendu des cieux pour sauver le peuple allemand.
Le film est produit avant le début des actes racistes officiels et de la guerre. Il remporte un prix d'honneur en France comme meilleur documentaire de l'année.
Le Triomphe de la volonté fut primé au festival de Venise en 1936 et projeté avec succès dans le cadre de l'exposition universelle de Paris en 1937
Trente ans après, la réalisatrice a déclaré : « J'ai seulement montré ce dont tout le monde, alors, était témoin... À l'époque, on croyait encore à quelque chose de beau. Le pire était à venir, mais qui le savait ? »
Des extraits figurent dans des films de montage tournés par la suite, tels Pourquoi nous combattons, Mein Kampf, etc. Mais sa projection publique intégrale demeure interdite.
Voir le film Le Triomphe de la volonté de Leni Riefenstahl.
William Klein est toujours aussi intenable. Quand le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective en 1983, il préfère cabotiner plutôt que d’endosser le costume de l’artiste respectable. Jouer avec les limites, c'est sa marquede fabrique. Photographe, graphiste, auteur de documentaires cultes, réalisateur d’ovnis cinématographiques et de publicités, le goût de la transgression tenaille ce touche-à-tout depuis qu'il est tout petit.
Fils d’immigrés hongrois, William Klein grandit à New York. Dans les années 40, l’adolescent passe son temps à sillonner la ville pour le journal de son lycée, avec un attrait particulier pour l’underground, notamment les clubs de strip tease. Klein réinvente la photographie en 1954 avec "New York", une longue série de clichés de rue, noire, subjective et brutale. En voyant le résultat, le magazine Vogue qui avait commandé et financé son travail refuse de le publier. Trop trash! Installé à Paris, William Klein s'était lancé six ans plus tôt dans la peinture. Son professeur Fernand Léger l'avait incité à se révolter contre les galeries pour leur préférer les rues. Lassé par la rigueur géométrique, Klein essaie d’inventer de nouvelles formes en photographiant des lumières. Même dans le domaine de la mode, dont il devient l’un des photographes les plus en vue, William Klein s’ingénie alors à déjouer les codes.
William Klein est le créateur d’un style fondé à la fois sur l’affirmation de soi et sur la volonté de contact, de proximité avec les sujets photographiés et les événements. Son esthétique est immédiatement repérable. Il aime la mixité, le mélange. Sa liberté d’action est sans limites: "Anything goes" a-t-il l’habitude de dire, "pas de règles, pas d’interdits". Les regards sont appuyés, les images semblent souvent brutales, cassées. Elles font du bruit, sortent du cadre. Le cadrage est tendu, serré, basé sur "le bordel des corps qui s’entremêlent, les regards qui s’entrecroisent et finissent par s’ordonner". William Klein, arrivé en France dans l’immédiate après-guerre, va aimer passionnément le pays, s’y installer, s’y marier. Il peint, photographie, fait des films, des livres, brouille les pistes, agit en "Américain" indiscipliné et bouleverse les codes (rappelons que cette époque, pour la photographie, était celle des Doisneau ou Cartier-Bresson)
Après dix ans de mode, William Klein se tourne vers le documentaire en filmant au plus près, caméra à l’épaule, les grandes icônes des années 60 : les étudiants de mai 68, les Black Panthers ou encore Mohammed Ali. En 66 Klein fait renter la culture pop dans le cinéma avec "Qui êtes vous Polly Maggoo ?", une fable critique sur la mode et la diffusion de la culture de masse. Mr Freedom met en scène un émissaire du bien, Américain, contre l’axe du Mal. Sa carrière de cinéaste est marquée par l'engagement, notamment auprès des noirs dont il soutient les luttes, au travers de personnages comme Mohamed Ali, Little Richard, Eldridge Cleave. « ..vivant à Paris, Klein est un observateur avisé des sociétés européenne et américaine ; il nous livre quelques réflexions sur la représentation de la violence et sur la société américaine. Son discours, qui se caractérise par une grande liberté de ton, s'inscrit bien dans le mouvement de contestation de l'époque à l'égard de la politique américaine et du conflit au Viêtnam. Il se montre tout aussi virulent sur les questions relevant de la politique intérieure, notamment le fonctionnement des scrutins électoraux et les diverses connivences militaro-industrielles. William Klein dénonce également la coloration religieuse du vocabulaire employé par les généraux américains pour parler de la guerre du Viêtnam, comme s'il s'agissait d'une croisade moderne. Autant de thématiques qui sonnent étrangement familières au spectateur de 2006…» : Olivier Pradervand
William Klein vit toujours à Paris. Il a 77 ans. Sa parole est toujours féconde. "Il a bousculé le cinéma comme il avait révolutionné la photographie. (Il aurait voulu tourner l'avant et l'après des photographies). Sa marque : l'oeil global." Claire Clouzot
“Cinéma vif”vidéo interview du 29/ 05 /1968 : http://mediaplayer.archives.tsr.ch/cinemavif-klein/2.wmv
« Grands soirs et petits matins » commentaires :
http://www.dvdrama.com/rw_fiche-4086-.php
Mister Freedom »commentaires :
http://blogfestivaldufilmlr.over-blog.com/categorie-10092543.html
« Loin du Vietnam » commentaires :
http://www.cineclubdecaen.com/realisat/godard/loinduvietnam.htm
« Muhamed Ali » commentaires :
http://www.edit-revue.com/?Article=127
Films documentaires :
Broadway by Light (1958) Les troubles de la circulation (1962) Le buisness et la mode (1962) Les français et la politique (1962) Gare de Lyon (1963) Aux grands magasins (1964) Loin du Viêt Nam (1967) Muhamed Alli, the Greatest (1969) Bee Elridge Cleaver(1970) The black Panters, Hollywwod, California; a Loser’s Opéra (1977) Grands soirs et petits matins (1978) The little Richard Story (1980) The French (1982) Contacts (1983) Ralentis (1984) Made in France (1984) Babilée 91 (1992) In and out of fashion (1994) Le Messie (1999)

